Panser et repenser le travail dans un dialogue avec la formation

NumĂ©ro thĂ©matique coordonnĂ© par :

Sabrina Labbé

UnitĂ© mixte de recherche Éducation-Formation-Travail-Savoirs (EFTS), UniversitĂ© de Toulouse Le Mirail, France.

sabrina.labbe@univ-tlse2.fr

Olivier Kheroufi-Andriot

UnitĂ© mixte de recherche Éducation-Formation-Travail-Savoirs (EFTS), École nationale supĂ©rieure de formation de l’enseignement agricole (ENSFEA), Castanet-Tolosan, France.

olivier.kheroufi-andriot@ensfea.fr

JérÎme Amathieu

UnitĂ© mixte de recherche Éducation-Formation-Travail-Savoirs (EFTS), UniversitĂ© de Toulouse Le Mirail, France.

jerome.amathieu@univ-tlse2.fr

Argumentaire scientifique :

Comment apprĂ©hender et penser le travail Ă  l’heure de l’anthropocĂšne ? Comment se projeter dans le futur du travail (Carbonell, 2022) ? Au temps des transformations du marchĂ© du travail, des transitions Ă©cologiques, numĂ©riques, politiques, dĂ©mographiques, des crises gĂ©opolitiques planĂ©taires, des rĂ©volutions technologiques et des bouleversements produits par l’usage de l’intelligence artificielle dans les organisations, le travail n’a jamais Ă©tĂ© aussi mouvant, anxiogĂšne, voire dĂ©routant (Bourdu et al., 2019 ; LabbĂ© et Champy-Remoussenard, 2013 ; Ehrenberg, 1998 ; Castel, 1999, Kheroufi-Andriot, 2021).  

Dans un contexte de mondialisation Ă©conomique impactant prioritairement les populations vulnĂ©rables, les transformations nĂ©olibĂ©rales mettent en concurrence les humains et les savoirs. Cherchant Ă  favoriser le dĂ©veloppement des compĂ©tences au service de l’économie, l’Organisation internationale du travail (OIT) a appelĂ©, dĂšs 1999, la communautĂ© internationale Ă  crĂ©er dans chaque organisation (entreprises, associations, fonction publique) les conditions nĂ©cessaires Ă  un exercice dĂ©cent du travail. Le construit de « travail dĂ©cent » fait alors son apparition comme une rĂ©ponse potentielle Ă  la lutte contre les inĂ©galitĂ©s croissantes, et ce, dans une perspective internationale.

Un travail dĂ©cent contribue au bien-ĂȘtre des individus et Ă  la satisfaction de leurs besoins fondamentaux (Duffy et al., 2016). Pour qu’il y est travail dĂ©cent, les organisations de travail doivent rĂ©pondre Ă  cinq exigences (Duffy et al., 2017) : des horaires compatibles avec le repos et les loisirs du travailleur, une rĂ©munĂ©ration adaptĂ©e, l’accĂšs Ă  des services de santĂ© adĂ©quats, des conditions de travail sĂ©curitaires (au niveau physique et relationnel) et des valeurs compatibles avec celles du travailleur (au niveau familial et personnel).  

Le projet de ce numĂ©ro thĂ©matique vise Ă  dĂ©passer l’opposition binaire, classique et parfois caricaturale en matiĂšre de travail entre les pays dits du “Sud” et les pays dits du “Nord” (Brandt, 1980). Les pays dits du “Sud” seraient confrontĂ©s aujourd’hui Ă  une obligation sociĂ©tale, celle visant Ă  installer dans chacun des pays les conditions d’un travail dĂ©cent pour tous les travailleurs et travailleuses. Cet objectif se heurte Ă  la rĂ©alitĂ© du travail dans les pays du “Sud” : une main-d’Ɠuvre soumise aux conditions imposĂ©es par les entreprises occidentales (faibles coĂ»ts de production, travaux souvent dangereux pour le travailleur et pour l’environnement
). Les pays dits du “Nord” rencontreraient aujourd’hui diffĂ©rentes problĂ©matiques liĂ©es aux conditions de travail imposĂ©s aux travailleurs qui ont plusieurs consĂ©quences : risques psychosociaux, souffrances au travail, perte de sens au travail (MĂ©da et Vendramin, 2013 ; Khireddine-Medouni et al., 2016).

Prenant en compte ces deux rĂ©alitĂ©s, proposer un numĂ©ro thĂ©matique consacrĂ© Ă  la question du « travail dĂ©cent » nous semble important dans la mesure oĂč le devenir des sociĂ©tĂ©s du “Sud” comme celles du “Nord” se trouve conditionnĂ© par l’inscription du travail dans une perspective humaniste rendue possible par la qualitĂ© du travail et de ses contextes d’exercice. DĂšs lors, comment se rĂ©approprier les conditions d’un travail qui soit dĂ©cent, Ă©thique et juste, et au-delĂ , comment interroger la double question de la nature et de l’essence mĂȘme du travail en pensant le travail comme Ă©mancipateur de l’humain.

Les dĂ©sormais naissantes « Sciences de la formation » (numĂ©ro de la revue Phronesis Ă  paraĂźtre prochainement coordonnĂ© par HervĂ© Breton et JĂ©rĂŽme Eneau) convoquent le mĂ©ta-concept de professionnalisations (Hille et LabbĂ©, 2019) en tant que mouvement et processus complexe reliant l’Homme, la formation et le travail. Ce triptyque Ă©tudiĂ© depuis longtemps, mobilisant une grande variĂ©tĂ© de concepts, a conduit Ă  admettre l’introuvable relation entre formation et travail (Tanguy, 1986). En Ă©cho aux recherches montrant le caractĂšre salvateur du travail (Dejours et Delory-Momberger, 2010 ; Jacquot et al., 2019 ; Leblanc, 2006), les sciences de l’éducation et de la formation pensĂ©es comme une discipline discipline Ă  part entiĂšre des sciences humaines et sociales ont soulignĂ© la dimension Ă©mancipatrice et Ă©thique de la formation (Broussal, 2019, Kheroufi-Andriot et al., 2024, LabbĂ©, 2021) et ont posĂ© la nĂ©cessitĂ© d’interroger d’autres rapports au travail.

Prenant appui sur le renouvellement cyclique quasi permanent des modĂšles du travail (lire les travaux en sociologie des organisations, en sciences de gestion, en Ă©conomie industrielle, en histoire du travail et de l’industrie, en ergonomie et en psychologie du travail) et compte tenu de la rĂ©cente crise sanitaire ayant conduit Ă  remettre en question les allants-de-soi sur le travail, nous posons l’hypothĂšse selon laquelle nous arrivons potentiellement et possiblement Ă  la fin d’un cycle :  comment aujourd’hui proposer d’autres rapports au travail ? Comment transformer ce rapport au travail et in fine comment transformer le travail ? Comment utiliser la formation comme levier de transformation du rapport au travail et du travail (Verquin Savarieau et LabbĂ©, soumis ; Kheroufi-Andriot, 2023) ?

DĂšs lors, quelles perspectives inventer pour redonner au travail, et donc Ă  la formation, le droit de repenser les nouveaux rapports au travail ? L’intention de cet appel Ă  contributions est de donner Ă  voir de quelle maniĂšre le travail, dans son articulation avec la formation, peut constituer le cƓur d’une rĂ©flexion Ă©thique et prospective (Jutras et LabbĂ©, 2022 ; LabbĂ©, 2021b) sur le travail et sur l’humain. Car c’est bien l’humain qui crĂ©e le travail et qui installe un rapport critique et politique au travail (Breidenbach Cassagnes, Kheroufi-Andriot et LabbĂ©, 2024). Ce numĂ©ro vise l’ambition de (rĂ©)interroger le continuum formation- travail (Zeichner, 2008) en plaçant la dimension Ă©thique des relations au travail comme centre de gravitĂ© dynamique de la rĂ©flexion sur le travail. Pour ce faire, nous proposons trois axes de contributions pouvant alimenter une rĂ©flexion auto-fĂ©conde en prenant appui sur le mĂ©ta-concept de professionnalisation. 

Axe 1 : Justice Ă©pistĂ©mique, autrement dit, le rapport Ă  autrui dans le rapport au travail

Sans sous-estimer les recherches sur l’activitĂ© du travail, sur le rapport au travail, sur les liens entre travail et formation, sans oublier les publications soulignant les oppositions entre pays du Nord et pays du Sud dans l’exercice du travail et dans les rapports de la population au travail, les oppositions entre employeurs et travailleurs dans leurs conceptions du travail, les oppositions entre les rĂ©alitĂ©s du travail chez les seniors versus les jeunes travailleurs, sans mettre de cĂŽtĂ© les questions des rapports dominants-dominĂ©s entre employeurs et salariĂ©s, ce projet de numĂ©ro thĂ©matique cherche Ă  saisir autrement les diffĂ©rentes modalitĂ©s d’apprĂ©hension du travail et les diffĂ©rents modes de comprĂ©hension du travail (Allard et Bravo, 2020). L’axe 1 de ce numĂ©ro vise donc Ă  interroger la finalitĂ© Ă©mancipatrice de la professionnalisation pensĂ©e dans un triple mouvement (homme-travail-formation) Ă  partir du construit de « travail dĂ©cent ». Comment notamment repenser les modalitĂ©s d’organisation du travail du point de vue de l’humain, du point de vue des organisations de travail et du point de vue de la formation ? À quelles conditions un autre rapport Ă  autrui contribue-t-il Ă  transformer la conception du travail et le rapport au travail ? Pourquoi parler de justice Ă©pistĂ©mique dans le rapport au travail ?

Axe 2 : Fonction Ă©mancipatrice des professions adressĂ©es Ă  autrui, autrement dit le travail dĂ©cent comme Ă©picentre des formations aux mĂ©tiers de l’humain

Il semble difficile de penser le travail sans penser la formation. Quelle formation souhaitons-nous et pour quel travail ? Comment installer dans tout parcours de formation l’idĂ©e mĂȘme de travail dĂ©cent ? Interroger le construit de travail dĂ©cent conduit aussi Ă  questionner le caractĂšre dĂ©cent d’une formation et/ou les caractĂ©ristiques d’une Ă©ducation dĂ©cente (Duarte et al. 2019). Au regard des idĂ©aux portĂ©s par le projet Ă©ducatif, l’obligation de rĂ©sultats l’emporte parfois sur l’atteinte des conditions permettant de crĂ©er une formation au service des formĂ©s. L’analyse des parcours de formation, quelles que soient leurs dĂ©clinaisons organisationnelles et pĂ©dagogiques, conduisent parfois les dĂ©cideurs Ă  interroger le caractĂšre dĂ©cent du dispositif proposĂ©. Des formations « maltraitantes Â», c’est-Ă -dire des formations ne plaçant pas le formĂ© au cƓur du parcours de professionnalisation ne peuvent-elles pas impacter l’activitĂ© de travail et plus profondĂ©ment le rapport du formĂ© au travail ? À l’inverse, des formations inspirantes ne peuvent-elles pas avoir des effets Ă©mancipateurs du sujet en contexte de travail ? La question du travail dĂ©cent est donc Ă  poser dans une dialectique auto-fĂ©conde des rapports entre formation et travail (Amathieu et ChaliĂšs, 2020).

Axe 3 : Éthique du travail et au travail, autrement dit comment (re)penser la professionnalisation des formations et des mĂ©tiers adressĂ©s Ă  autrui Ă  partir de considĂ©rations Ă©thiques Ă  propos du travail ?   

DiffĂ©rentes publications se sont saisies ces derniĂšres annĂ©es des questions d’éthique professionnelle (Jutras et LabbĂ©, 2013 ; 2022 ; Kheroufi-Andriot et al., 2024). En effet, les considĂ©rations Ă©thiques sont des espaces nous autorisant Ă  redĂ©finir les rĂšgles et les procĂ©dures au travail (modalitĂ©s d’organisation, de rĂ©alisation et d’évaluation). Elles crĂ©ent aussi des espaces de dĂ©-libĂ©ration axiologiques capables d’impacter les normes en vigueur, voire d’en crĂ©er de nouvelles. Des tiers-lieux, autres que la formation acadĂ©mique, qu’elle soit initiale ou continue, se dĂ©veloppent aujourd’hui et aident Ă  (re)penser le travail en situant les questions de travail dĂ©cent au cƓur des Ă©changes entre acteurs : dĂ©marches d’amĂ©lioration continue, groupes d’analyses de pratiques, causeries, recherches-collaboratives, forum de discussion, etc.). Si l’on convoque les travaux de Sen (2012), peut-on penser Ă  des “facteurs de conversion”, ouvrant sur des possibilitĂ©s de mobiliser des rĂ©flexions Ă©thiques par soi et pour soi au bĂ©nĂ©fice du collectif pour inventer d’autres parcours de professionnalisation (LabbĂ©, 2021 ; Marengo, 2022) que ces rĂ©flexions soient formelles, informelles, non conscientisĂ©es (Amathieu et al., sous presse), etc ? Comment « se professionnaliser au travail dĂ©cent Â» en mobilisant des rĂ©flexions Ă©thiques dans un nouveau rapport Ă  l’autre et au collectif ?  

En conclusion, ce numĂ©ro thĂ©matique invite Ă  ouvrir la problĂ©matique du « travail dĂ©cent Â» dans une double perspective : nationale et internationale. Les diffĂ©rents textes devront inviter le lecteur Ă  une rĂ©flexion sur les conditions nĂ©cessaires et requises pour panser et repenser un travail ET une formation « dĂ©centes Â» en soulignant notamment le lien humaniste et existentiel unissant travail et formation. En se rĂ©fĂ©rant au construit de « justice Ă©pistĂ©mique Â», cet appel Ă  textes place l’altĂ©ritĂ© comme une clĂ© d’analyse et de comprĂ©hension des rapports entre travail et formation. C’est pourquoi la nĂ©cessaire prise en compte en formation et au travail de la dimension Ă©thique semble pertinente pour aider les acteurs Ă  penser et panser la formation comme le travail Ă  l’aune du qualificatif « dĂ©cent Â». En posant le sujet au travail et/ou en formation dans une considĂ©ration Ă©thique, la lecture la professionnalisation proposĂ©e dans ce numĂ©ro se propose d’apprĂ©hender autrement les relations entre formation et travail. 

RĂ©fĂ©rences bibliographiques  :

Allard, F., Bravo, K. (2020). (Re)dĂ©couvrir l’altĂ©ritĂ© pour mieux travailler ensemble : une question d’actualitĂ©. Projectics / ProyĂ©ctica / Projectique, 25, 91-106. https://doi.org/10.3917/proj.025.0091  

Amathieu, J., ChaliĂšs, S. (2020). « Changement » et « innovation » : Essai d’intĂ©gration thĂ©orique au cƓur d’un programme de recherche menĂ© en anthropologie culturaliste. Éducation et socialisation [En ligne], 55 | 2020, mis en ligne le 02 mars 2020, consultĂ© le 05 novembre 2020. URL : http://journals.openedition.org/edso/9274.  

Brandt, W. (1980). Nord Sud : un programme de survie ; rapport de la Commission indĂ©pendante sur les problĂšmes de dĂ©veloppement international. ÉGallimard.  

Breidenbach Cassagnes, M., Kheroufi-Andriot, O., LabbĂ©, S. (2024). La recherche en travail social comme espace de rĂ©sistance. Le sociographe, 88.  

Broussal, D. (2019). Émancipation et formation : une alliance en question. Savoirs, 3(51), 1358.  

Carbonell, J.S. (2022). Le futur du travail. Éditions Amsterdam  

Castel, R. (1999). Les mĂ©tamorphoses de la question sociale. Une chronique du salariat. Gallimard.   

Caugant, A. (2020). Nouveaux yeux : l’art de repanser le travail. Bookelis .

Dejours, C., Delory-Momberger, C. (2010). Le travail entre souffrance individuelle, intelligence collective et promesse d’émancipation. Le sujet dans la citĂ©, 1(1), 5972.

Duarte, M. E., PaixĂŁo, M. P., da Silva, J. T. (2019). Life-Design Counselling from an Innovative Career Counselling Perspective. In J. G. Maree (Éd.), Handbook of Innovative Career Counselling (p. 3551). Springer International Publishing. https://doi.org/10.1007/978-3-030-22799-9_3  

Duffy, R.D., Allan, B.A., Blustein, D.L., England, J.W., Douglass, R.P., Ferreira, J., Santos, E. (2017). The development and initial validation of the decent work scale. Journal of Counseling Psychology,64, 206-221.

Ehrenberg, A. (1998). La fatigue d’ĂȘtre soi. DĂ©pression et sociĂ©tĂ©. Odile Jacob.  

Hille, F., LabbĂ©, S. (2019). Professionnalisations : repĂšres et ouvertures. L’Harmattan.  

Jacquot, L., Metzger, J.-L., Bachet, D., Bureau, M.-C., Defalvard, H., Didry, C. (2019). Travail et Ă©mancipation. La nouvelle revue du travail, 14, Article 14. https://doi.org/10.4000/nrt.4936  

Jutras, F., LabbĂ©, S. (2022, 2e Ă©dition). Éthique professionnelle. Dans A. Jorro (Ed), Dictionnaire des concepts de la professionnalisation (p. 105). De Boeck SupĂ©rieur.

Kheroufi-Andriot, O., Khamzina, K., Brasselet, C., Cilia, F., Guirimand, N., Rossi, S., Legrain, C., Desombre, C. (2024). Vers une Ă©thique en formation interprofessionnelle pour transcender les diffĂ©rences de mĂ©tier entre enseignants et professionnels du mĂ©dico-social. La nouvelle revue Ă©ducation et sociĂ©tĂ© inclusives, 100, 95-110.  

Kheroufi-Andriot, O. (2023). Construire une relation de confiance dans le contexte d’une division du travail Ă©ducatif. Les Sciences de l’éducation – Pour l’Ère nouvelle, 55(1-2), 43-62.  

Kheroufi-Andriot, O. (2021). Mieux articuler ses croyances et ses pratiques en matiùre d’inclusion grñce au soutien d’un dispositif ULIS : perspectives et limites. Phronesis, 10(2-3), 239-258.

Khireddine-Medouni, I., LemaĂźtre, A., HomĂšre, J., Plaine, J., Garras, L., Riol, M.-C., Valenty, M. (2016). Augmentation des taux de prĂ©valence de la souffrance psychique en lien avec le travail chez les salariĂ©s actifs en France entre 2007 et 2012, Ă  partir du programme MCP. Archives des Maladies Professionnelles et de l’Environnement, 77(3), 438.

LabbĂ©, S. (2021a). Des engagements professionnels : Contributions Ă  l’étude des professionnalisations [Note de synthĂšse inĂ©dite pour l’Habilitation Ă  Diriger des Recherches (HDR)]. UniversitĂ© Toulouse – Jean JaurĂšs, France.  

LabbĂ©, S. (2021). Professional ethics as “practical wisdom” and a source of professional commitment. Studia Poradoznawcze/ Journal of Counsellogy (10), 379-395

Le Goff, J.-P. (1999). La barbarie douce : la modernisation aveugle des entreprises et de l’école. La DĂ©couverte et Syros.  

Marengo, A. N. (2022). Vers une professionnalisation endogĂšne des acteurs de l’orientation et de l’insertion Ă  l’université : Le cas d’une recherche participative-instituante [ThĂšse de doctorat inĂ©dite en sciences de l’éducation et de la formation]. UniversitĂ© Toulouse – Jean JaurĂšs, Grance.  

MĂ©da, D., Vendramin, P. (2013). RĂ©inventer le travail. Humensis.  

Sartre, J.-P. (1970). L’existentialisme est un humanisme. Les Ă©ditions Nagel.  

Sen, A. (2012, 2e Ă©dition). L’idĂ©e de justice (traduit par P. Chemla avec la collaboration de É. Laurent). Flammarion.  

Tanguy, L. (1986). L’introuvable relation formation-emploi. La documentation française.  

Verquin-Savarieau, B., LabbĂ©, S. (Soumis). La formation, levier(s) de transformation du travail. Presses universitaires de Rouen et du Havre.  

Zeichner, K. (2006). Reflections of a university-based teacher educator on the future of college and university based teacher education. Journal of Teacher Education, 57(3), 326- 340.  

Calendrier prĂ©visionnel :

  • Publication de l’appel Ă  textes : 2 mars 2025
  • Transmission des rĂ©sumĂ©s (1 page 1/2) aux coordonnateurs.trices : 20 juin 2025
  • Retour aux auteurs.trices sur les rĂ©sumĂ©s : 1er juillet 2025
  • Transmission des textes par les auteurs.trices aux coordonnateurs.trices : 15 dĂ©cembre 2025
  • Transmission des textes aux Ă©valuateurs.trices : 20 dĂ©cembre 2025
  • Retour des Ă©valuations : 1er mars 2026
  • Transmission des Ă©valuations aux auteurs.trices : 10 mars 2026
  • Transmission des textes rĂ©visĂ©s aux Ă©valuateurs.trices et aux coordonnateurs.trices : 30 avril 2026
  • Relecture des textes par les coordonnateurs.trices et l’équipe de la revue Phronesis : 31 mai 2026
  • Publication : DĂ©but 2027

CONSIGNES AUX AUTEURS-ES

RĂšgles gĂ©nĂ©rales :

Les auteurs.trices intéressés.es sont invités à soumettre leur résumé pour le 20 juin 2025 et le transmettre aux coordonnateurs.trices du numéro (et simultanément à la revue Phronesis en indiquant le titre du numéro thématique et au directeur de la revue).

sabrina.labbe@univ-tlse2.fr

olivier.kheroufi-andriot@ensfea.fr

jerome.amathieu@univ-tlse2.fr

info@revue-phronesis.com

Philippe.Maubant@USherbrooke.ca

Dans une seconde Ă©tape, et sous rĂ©serve que leur rĂ©sumĂ© ait Ă©tĂ© acceptĂ©, les auteurs.trices sont priĂ©s de soumettre leur texte dans deux versions : l’une anonymĂ©e et la seconde non anonymĂ©e. Ils.elles sont invitĂ©s.es Ă  indiquer :

  • le titre de l’appel Ă  communication visĂ© ;
  • leur institution d’appartenance et laboratoire d’attache;
  • leur adresse Ă©lectronique professionnelle exclusivement.

Ils.elles doivent vĂ©rifier qu’aucun Ă©lĂ©ment prĂ©sent dans le texte anonymĂ© ne permet de les identifier (propriĂ©tĂ©s du document, rĂ©fĂ©rences dans le texte et bibliographie). Il en est de mĂȘme pour la transmission des tableaux, schĂ©mas et figures, qui doivent ĂȘtre transmis en fichiers sĂ©parĂ©s. Les auteurs.trices sont invitĂ©s.es Ă  indiquer pour toute soumission le titre de l’appel Ă  communication visĂ© (titre provisoire du numĂ©ro).

Pour tout message avec l’équipe Ă©ditoriale de la revue, merci de prĂ©ciser dans le message le titre du numĂ©ro thĂ©matique.

Les textes sont transmis en format Word uniquement (sur PC ou Mac).

Les textes doivent respecter les normes de prĂ©sentation de l’American Psychological Association (APA), derniĂšre version et adaptĂ©es en français pour rĂ©pondre aux normes linguistiques en usage : https://bib.umontreal.ca/citer/styles-bibliographiques/apa

La longueur de chaque chapitre sera de 90 000 caractĂšres « max Â» (espaces compris), en excluant le titre, les rĂ©sumĂ©s en français et en anglais, les mots-clĂ©s en français et en anglais et la bibliographie.

Les textes sont présentés à interligne simple.

La police de caractĂšres utilisĂ©e est GARAMOND (taille 11) ou AVENIR (taille 11).

PRÉSENTATION DES FIGURES, SCHÉMAS ET DES TABLEAUX :

  • Les tableaux, figures ou schĂ©mas sont limitĂ©s Ă  un maximum d’un par article et par catĂ©gorie, autrement dit un tableau et/ou une figure et/ou un schĂ©ma par article. Un tableau comme une figure ou un schĂ©ma ne doit pas dĂ©passer une demi-page. Un tableau, comme une figure ou un schĂ©ma doit ĂȘtre lisible, lĂ©gendĂ© et rĂ©fĂ©rencĂ©. Il en est de mĂȘme pour les figures et les schĂ©mas. La lĂ©gende doit ĂȘtre indiquĂ©e en dessous du du tableau, de la figure ou du schĂ©ma.
  • Ils doivent ĂȘtre transmis en format JPEG, TIFF, PDF ou PNG.
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  • L’équipe Ă©ditoriale de la revue se rĂ©serve le droit de supprimer tout tableau, tout schĂ©ma ou toute figure jugĂ©e illisible et susceptible de nuire Ă  la comprĂ©hension de l’argumentaire.

HIÉRARCHISATION DES TITRES :

  • Trois niveaux de titre sont permis.
  • NumĂ©roter les titres et les sous-titres afin de bien en prĂ©ciser la hiĂ©rarchie (ex. : 1., 1.1., 1.1.1.).

FORMAT D’ÉCRITURE :

  • Utiliser l’italique uniquement pour les mots Ă©trangers, termes latins et grecs et les titres d’ouvrages si ces titres sont rĂ©fĂ©rencĂ©s dans le corps du texte.
  • Utiliser le gras uniquement pour les titres et les sous-titres.

ÉCRITURE DES NOMBRES :

  • Les nombres de 0 Ă  10 (inclus) sont toujours Ă©crits en lettres, que ces nombres soient au dĂ©but ou Ă  l’intĂ©rieur d’une phrase.
  • À partir de 11, les nombres sont Ă©crits en chiffres dans les phrases ; s’ils sont au dĂ©but d’une phrase, ils sont Ă©crits en lettres.
  • S’il y a une Ă©numĂ©ration de plusieurs catĂ©gories Ă©voquant des nombres diffĂ©rents dans une mĂȘme phrase, tous les nombres sont Ă©crits en chiffres.
  • Les nombres infĂ©rieurs Ă  zĂ©ro, les fractions, les rapports et les pourcentages s’écrivent toujours en chiffres.

CITATIONS DANS LE TEXTE ET RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES :

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Pour la bibliographie insĂ©rĂ©e dans le texte, il est demandĂ© qu’elle ne soit pas articulĂ©e Ă  la bibliothĂšque numĂ©rique de l’auteur.

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