Des socialisations hétérogènes dans les mondes du cheval : entre loisirs, professions et médiation

Numéro coordonné par Joachim Benet Rivière

Groupe de REcherches Sociologiques sur les sociétés COntemporaines (GRESCO), Université de Poitiers, France.

« Le cheval, c’est trop génial », titrait en 2008 une campagne de communication produite par la Fédération française d’équitation (FFE), qui donna lieu, quelques années plus tard, à une émission de télévision destinée à promouvoir les activités équestres auprès des enfants. Loin de sa tradition militaire, l’équitation est désormais le premier sport pratiqué par les femmes en club en France. On peut néanmoins constater que les processus d’apprentissage intégrant la relation avec le cheval ont rarement intéressé les revues en sciences de l’éducation ou en sciences sociales. Un constat s’impose : les activités sportives pratiquées majoritairement par les hommes sont davantage traitées par la littérature scientifique. Ce numéro de Phronesis propose d’interroger les formes d’apprentissage et de formation en lien avec le cheval, qu’il s’agisse du passage de la socialisation amateure à l’entrée dans un groupe professionnel des mondes équestres ou des espaces d’apprentissage à visée thérapeutique mobilisant le cheval comme outil de médiation, de soin ou d’apprentissage (dans le travail social, le secteur de la santé ou encore le champ artistique). Cet appel à contributions entend ainsi documenter la diversité des processus de socialisation à l’œuvre dans les mondes du cheval, pensés comme des apprentissages qui sont situés, où se construisent conjointement des savoirs, des identités (amateures ou professionnelles) et des rapports à la pratique différenciés socialement et hiérarchisés.

Cet appel à contributions vise tout d’abord à susciter des articles qui interrogent les processus de professionnalisation spécifiques à l’œuvre au sein des mondes du cheval ; autrement dit, le passage d’une pratique amateure équestre à un emploi (Chevalier, Dussart, 2002), et ce que cela implique du point de vue des processus d’apprentissage des savoirs et des savoir-faire, ainsi que de la construction de l’ethos professionnel. Ici, la professionnalisation ne saurait en effet se réduire à une simple insertion sur le marché du travail, puisqu’elle engage un ensemble de transformations identitaires et des pratiques, structurées par des dimensions qui relèvent à la fois de la vie familiale, des loisirs, du parcours de formation et des institutions d’encadrement de la pratique équestre. Ces dimensions qui s’entrecroisent dans les processus de socialisation professionnelle équestre interrogent les conditions mêmes de la reconnaissance dans les mondes du cheval. Historiquement ancrés dans une tradition élitiste masculine, les mondes du cheval se sont largement ouverts à de nouveaux publics et à des groupes professionnels émergents, dont leurs membres sont parfois en reconversion, attirés par la possibilité de transformer leur « passion » en métier. Comme le souligne Catherine Tourre-Malen (2006), la féminisation de l’équitation s’accompagne de l’émergence d’une dimension hédoniste, caractérisée par le rapport sentimental au cheval, fondé sur l’« amour » de l’animal (Digard, 1995) voire la passion (Lourd, Philippe, 2019). La question de la professionnalisation dans les mondes du cheval ne peut donc être dissociée des processus de socialisation différenciée qui traversent ces espaces : le poids de la socialisation de genre y est déterminant, dans un contexte de féminisation des effectifs qui interroge aussi les places occupées par les hommes (les plus prestigieuses) ; le poids de la socialisation de classe continue à structurer des  goûts différenciés pour la pratique équestre, qui reste historiquement associée, dans les représentations, à des catégories favorisées, malgré la massification observée ces dernières décennies qui touche principalement les jeunes enfants. Pourtant, la position de l’équitation dans l’espace social a probablement évolué (Bourdieu, 1979) : au regard de la grande diversité des pratiques dans ces mondes du cheval et leur massification auprès des jeunes, on peut s’interroger sur l’évolution de la morphologie sociale des pratiquant·es et des groupes professionnels dans ce contexte. Toutefois, ces processus de socialisation déterminent autant l’accès aux pratiques qu’ils structurent les parcours de formation et professionnels, conduisant à une distribution genrée et sociale des rôles : monitrice, palefrenier-soigneur, dirigeant de centre, cavalier ou entraîneur de haut niveau.

La relation au cheval dans les processus d’apprentissage ne se restreint pas aux seules formations préparant aux métiers du secteur. Des médiations mobilisant la présence animale, et en particulier celle du cheval, sont ainsi mises en œuvre dans des projets artistiques, mais aussi au sein de dispositifs thérapeutiques auxquels participent parfois des professionnels du monde équestre. Appuyés sur des travaux en neuropsychiatrie, des programmes destinés à des jeunes diagnostiqués autistes (Chevalier, Belot, Mellier, 2019), à des enfants présentant des troubles de stress post-traumatique (Hameury, Rossetti, 2022) ou encore à des personnes souffrant de douleurs chroniques (Dugas, Gal, 2023), envisagent le cheval comme un médiateur dont la rencontre produit des effets apaisants, rassurants et susceptibles de canaliser des tensions, des douleurs ou de l’agressivité. Cette manière d’appréhender l’animal, qui n’est pas nouvelle et ancrée dans une construction sociohistorique et poétique de sa figure, a favorisé son recours à des fins thérapeutiques. Parce qu’elle est non verbale et repose sur l’interprétation fine des signaux comportementaux, l’entrée en communication avec le cheval y serait facilitée. En tant qu’être vivant, susceptible d’être touché, il ouvre également une relation où peuvent circuler des émotions. Dans le cadre de ces programmes impliquant la médiation équine, la communication repose donc sur l’observation, la synchronisation des gestes et la régulation des affects. Ces interactions permettraient aux participants d’expérimenter d’autres manières d’être en relation : confiance, attention à l’autre, maîtrise de soi. On peut questionner les effets de ce rapport avec le cheval chez les publics comme les agents professionnels en termes de savoirs, de reconnaissance de soi et de rapport au corps en pensant l’appropriation de ces apprentissages au regard de leur socialisation familiale et scolaire. Ces pratiques, qui impliquent l’émergence de nouvelles figures professionnelles (équithérapeute, intervenant en médiation animale, coach équin ou artiste médiateur) interrogent également la construction de la légitimité de leurs savoirs et leurs approches dans les mondes équestres, et questionnent le rôle des sciences cognitives dans ce processus de reconnaissance.

Mais les mondes du cheval ont également connu une autre évolution majeure : le développement d’une « culture équestre » de type commercial, marquée par le passage d’un modèle associatif à un modèle entrepreneurial où la performance sportive est mise en avant. Cette évolution soulève la question de l’éventuel décalage entre les savoir-faire acquis au cours de l’expérience profane de l’équitation et ceux requis pour intégrer les groupes professionnels du secteur. Quel rôle jouent les formations professionnelles dans ce processus ? Cet appel à contributions propose d’élargir les questionnements posés par Thérèse Perez-Roux (2021) sur les transitions professionnelles des formateurs en attelage au sein des Haras nationaux à l’ensemble des professionnels en formation dans les mondes du cheval, ainsi qu’à celles et ceux qui les encadrent. Il s’agit d’interroger les enjeux de reconnaissance et de reconfiguration identitaire qui traversent ces parcours, en documentant les processus d’apprentissage au sein des formations professionnelles. Les contributions pourront saisir la manière dont les dispositifs de formation accompagnent, prescrivent ou transforment le rapport au métier, notamment via les expériences de stage et les apprentissages informels dans les activités équestres. La massification de ce sport, dont la majorité des pratiquant·es sont de jeunes enfants, a ouvert de nombreux débouchés, en particulier dans le secteur des loisirs, mais aussi dans l’élevage, la santé ou les courses. Pourtant, la recherche scientifique a peu investigué le rôle des formations techniques dans les processus de professionnalisation. Hormis une thèse récente en sciences de l’éducation qui interroge les relations entre formations et emplois (Lourd, 2022) soulignant un fort désajustement dans ces relations, les études se sont intéressées aux acteurs des mondes professionnels du cheval et à leurs carrières, particulièrement aux sphères les plus prestigieuses sur le plan symbolique, notamment les cavaliers professionnels de haut niveau (Le Mancq, 2007), mais aussi plus récemment aux monitrices d’équitation (Slimani, 2014) et aux dirigeants des centres équestres (Salaméro, Le Mancq, 2022). L’attention s’est également portée sur l’évolution de la morphologie des pratiquant·es et de leurs rapports à la pratique, tandis que les formations professionnelles restent souvent évoquées de façon secondaire.

Pourtant, ces formations constituent un terrain privilégié pour analyser les processus d’apprentissage et le passage de l’amateur au professionnel. Le BPJEPS mention équitation, diplôme d’État délivré par le ministère des Sports, forme les moniteurs à encadrer la pratique en sécurité tout en transmettant une culture équestre spécifique. Le bac professionnel conduite et gestion de l’entreprise hippique (CGEH), relevant de l’enseignement agricole, prépare à la gestion, aux soins et à l’élevage des équidés. Outre le BPJEPS et le bac pro CGEH, plusieurs diplômes structurent l’offre de formation : le CAPA palefrenier-soigneur, première spécialisation dans le soin des chevaux ; le brevet professionnel responsable d’entreprise hippique (BPREH) et le BTS agricole analyse, conduite et stratégie de l’entreprise (ACSE, option équine), orientés vers la gestion et le conseil. Des certificats de spécialisation (CS), tels que ceux consacrés à l’éducation du jeune cheval, à la maréchalerie ou à l’attelage, permettent de renforcer des savoir-faire. Par ailleurs, d’autres diplômes — accompagnateur de tourisme équestre (ATE), animateur assistant d’équitation (AAE), diplômes d’État (DEJEPS, DESJEPS) — dédiés à l’encadrement ou au coaching sportif, révèlent la segmentation des rôles et des parcours professionnels dans le secteur, liée à la division du travail. La place de la dimension artistique et celle de la médiation équine peuvent être abordées dans les propositions d’articles portant sur ces espaces de la formation professionnelle. L’analyse des référentiels, des pratiques d’alternance, des parcours de formation continue ou supérieure (licence professionnelle, master spécialisé en management équin) offre la possibilité de mieux saisir comment émergent et se structurent savoirs, identités et reconnaissance professionnelle. Ces formations, porteuses de logiques professionnelles différentes et hiérarchisées, traduisent la diversité des modèles professionnels dans les mondes équestres.

Il est aussi pertinent d’interroger la manière dont l’expérience de formation et la transmission professionnelle perpétuent, contestent ou reconfigurent les normes de genre : la présence majoritaire de femmes dans l’enseignement et l’encadrement des jeunes pratiquant·es, mais aussi les obstacles rencontrés pour accéder aux fonctions les plus valorisées, souvent investies par les hommes, comme celle de cavalier professionnel. Les formations professionnelles soulèvent également des questions sur la construction des savoirs professionnels, la place de l’expérience corporelle et sensible du rapport au cheval, la reconnaissance des savoirs et des savoir-faire acquis dans le cadre amateur, ou encore la tension entre la logique de passion et les métiers exercés ou préparés. Questionner le passage de l’amateur à l’entrée dans le groupe professionnel est d’autant plus important dans des mondes qui sont marqués par un fort turnover, dû aux conditions de travail, à l’usure physique, aux blessures et aux faibles rémunérations, particulièrement dans le secteur de l’enseignement de l’équitation, largement féminisé (Slimani, 2014). L’analyse des curricula, référentiels de compétences et modalités d’alternance permettrait d’examiner comment se fabrique ou se construit le devenir professionnel dans les mondes du cheval. En articulant l’étude des parcours de professionnalisation, des pratiques de formation et d’apprentissage, les articles pourront intégrer le rôle des institutions du cheval, notamment l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE), chargé d’appuyer et de professionnaliser les structures équestres et leurs agents. Les contributions pourront s’inscrire dans un ou plusieurs des axes suivants, sans exclure des propositions qui s’en affranchiraient :

Axe 1 : Du loisir à la profession, un passage difficile ?
Le passage d’une pratique amateure, vécue comme loisir ou passion, à une profession engage un travail de transformation, qui redéfinit le rapport au cheval, au métier et à soi-même. Les professionnel·les issus du milieu équestre amateur entretiennent souvent un rapport fusionnel à l’animal, fondé sur l’« amour » du cheval, l’hédonisme et la quête de sens, qui construisent cette « vocation ». Elle se confronte cependant aux valeurs portées par les agents professionnels de ces mondes du cheval, espaces très concurrentiels, où la dimension affective doit composer (en s’effaçant) avec des impératifs de performance et de rentabilité. Les contributions pourront interroger comment les acteurs et les actrices perçoivent et négocient ce passage, en questionnant également le rôle des formations et l’accompagnement dans cette socialisation professionnelle.

Axe 2 : L’étude des espaces de la formation professionnelle équestre comme observatoire des mécanismes de légitimité professionnelle
Les espaces de la formation professionnelle sont des lieux où se jouent des tensions entre des logiques d’engagement personnel, souvent « passionnel » dans le cas du cheval, et des logiques institutionnelles structurées par les objectifs des organisations professionnelles équestres et des représentants des professions. Les formations telles que le BPJEPS activités équestres, le bac professionnel CGEH, le brevet professionnel responsable d’entreprise hippique (BPREH) ou les nombreux certificats de spécialisation, transmettent non seulement des savoirs techniques et pratiques, mais participent aussi à la construction d’un ethos professionnel spécifique. Dans ce contexte, la « passion », moteur du choix professionnel dans ce secteur, peut entrer en tension avec les normes et les exigences institutionnelles. Les contributions pourront analyser comment ces formations confrontent ces dimensions, et comment elles favorisent (ou freinent) la reconnaissance et la légitimité professionnelle, en particulier dans le cadre des métiers de l’enseignement et de l’encadrement. Les formations professionnelles constituent aussi un lieu privilégié pour analyser la manière dont les référentiels officiels ou les activités s’adaptent — ou résistent — à l’introduction de savoirs issus des sciences cognitives, de l’éthologie appliquée et des pratiques de médiation.

Axe 3 : Les inégalités d’apprentissage dans les mondes du cheval à l’articulation du genre et de la classe
Cet axe propose d’analyser les mécanismes de socialisation qui structurent les parcours professionnels dans les mondes du cheval. Sous l’angle de la socialisation de genre, l’équitation apparaît comme un sport majoritairement pratiqué par des femmes — elles représentent environ 84 % des licencié·es FFE, 63 % des salarié·es et 56 % des dirigeant·es de clubs — tout en restant minoritaires parmi l’élite professionnelle du sport équestre. Cette surreprésentation féminine dans les métiers d’encadrement des jeunes pratiquant·es contraste avec une moindre présence dans les carrières de haut niveau, souvent limitée par des mécanismes de plafond de verre et des contraintes familiales. La socialisation professionnelle s’accompagne aussi d’une socialisation de classe : bien que la massification du sport ait élargi l’accès à l’équitation, celle-ci demeure encore associée à une certaine élite socio-économique, notamment à cause du coût des infrastructures, du matériel nécessaire pour la pratique équestre, des formations et du poids des réseaux familiaux dans les trajectoires professionnelles. Il s’agira d’interroger en quoi l’origine sociale, le genre, le capital économique et culturel, ainsi que les pratiques familiales, structurent l’accès aux formations et aux différentes fonctions. L’intégration différenciée des savoirs issus des sciences cognitives ou des pratiques de médiation est susceptible également de participer à produire des formes d’inégalités dans les apprentissages.

Axe 4 : Les effets du développement des activités de médiation et des sciences cognitives sur les apprentissages et les identités professionnelles
Par ailleurs, le développement des activités de médiation, du soin et de l’accompagnement assistés par le cheval s’inscrit dans un contexte plus large où les sciences cognitives, l’éthologie et la neuropsychologie contribuent à redéfinir les savoirs légitimes sur l’animal et les modalités de relation à celui-ci. L’essor de ces nouveaux registres d’expertise participe à la recomposition des identités professionnelles dans les mondes du cheval : de nouvelles figures (coachs, médiateurs équins, praticiens en équithérapie) revendiquent une légitimité professionnelle fondée sur un certain nombre de savoirs liés à l’observation comportementale, la régulation émotionnelle, la synchronisation corporelle ou encore « l’intelligence émotionnelle » dans la relation à l’animal. Ces transformations nourrissent des tensions et des conflits entre savoirs expérientiels issus de la tradition équestre, savoirs pratiques des milieux amateurs, et savoirs technicisés ou scientifisés issus des sciences cognitives, impliquant une évolution (qui peut aller dans le sens d’un renforcement) des hiérarchies de légitimité professionnelle au sein des mondes équestres.

Axe 5 : Savoirs situés et apprentissages expérientiels dans le travail équestre
Dans les mondes du cheval, les savoirs professionnels se construisent largement dans l’expérience sensible et incarnée du contact quotidien avec l’animal et la matérialité du travail. Ces savoirs situés se caractérisent par leur dimension pratique, tacite, relevant d’une connaissance incorporée, permettant de construire des gestes précis et de comprendre finement les comportements équins. Avec les stages dans les structures équestres, les formations professionnelles intègrent ces apprentissages expérientiels qui conditionnent la qualité de la relation avec le cheval et avec les autres professionnels, la sécurité des pratiques, la connaissance des enjeux de santé au travail et le bien-être animal. La transmission de ces savoir-faire spécifiques informelle peut être en décalage avec les contenus officiels des formations. Les contributions pourront saisir quels savoirs émergent du contact prolongé avec les chevaux, comment ils diffèrent des savoirs formels ou de ceux des curricula officiels, et comment ils sont appréhendés et transmis. Quelles sont les conditions d’appropriation de ces savoirs permettant d’adopter une posture professionnelle ? On peut interroger également la manière dont le développement de la médiation équine participe à transformer le sens des savoirs et la place des savoirs expérientiels.

Axe 6 : La médiation équine comme espace d’apprentissage et de socialisation
Les activités de médiation équine dans le champ du soin, du médico-social, du handicap, de l’éducation spécialisée, constituent des espaces d’apprentissage portés par les sciences cognitives pour les publics qui y participent, notamment des jeunes. Fondés sur l’interaction dite sensible, corporelle et non verbale avec le cheval, ces activités mettent en jeu des formes d’apprentissage où la régulation émotionnelle, l’attention conjointe, la maîtrise corporelle, la confiance ou encore le développement des capacités relationnelles constituent des dimensions centrales. Il serait intéressant de questionner la manière dont ces expériences au contact du cheval impliquent un travail d’ajustement des gestes, des postures et des affects, qui favorise des apprentissages, en les mettant en relation avec les dispositions sociales, familiales et scolaires des publics accompagnés.

Bibliographie
Bourdieu, P. (1979). La distinction. Critique sociale du jugement, Minuit.
Chevalier, C., Belot, R. A., Mellier, D. (2019). Autisme et médiation thérapeutique avec le cheval monté à cru. Amplification de la qualité paternelle du holding et éclosion d’un moi-corporel. Neuropsychiatrie de l’Enfance et de l’Adolescence, 67(1), 25-33.
Chevalier, V., Dussart, B. (2002). De l’amateur au professionnel : le cas des pratiquants de l’équitation. L’Année Sociologique, 52(2), 459-476.
Digard, J. P. (1995). Cheval, mon amour. Sports équestres et sensibilités « animalitaires » en France. Terrain, 25, 49-60.
Dugas, A., Gal, C. (2023). Un cheval pour cheminer vers l’existence : L’émergence de la présence par la rencontre thérapeutique en médiation avec le cheval dans la douleur chronique. Empan, (2), 60-68.
Hameury, L., Rossetti, L. (2022). Une approche complémentaire dans le trouble de stress post-traumatique chez l’enfant : la médiation équine thérapeutique. Neuropsychiatrie de l’Enfance et de l’Adolescence, 70(2), 99-103.
Lourd, C., & Philippe, X. (2019). Les mondes de la passion au travail, par delà « raisons et sentiments ». Le cas de la filière équine. Revue internationale de psychosociologie et de gestion des comportements organisationnels – RIPCO, 25(60), 41-62.
Lourd, C. (2022). Faire carrière dans les mondes du cheval ? Sous le signe du désajustement entre la formation et l’emploi (Thèse de doctorat inédite en sciences de l’éducation). Normandie Université, Rouen, France.
Le Mancq, F. (2007). Des carrières semées d’obstacles: l’exemple des cavalier-es de haut niveau. Sociétés contemporaines, 66(2), 127-150.
Perez-Roux, T. (2021). Transitions professionnelles contraintes et brouillages identitaires au sein d’une filière en restructuration : le cas des formateurs en attelage. Phronesis, 10(4), 84-107.
Salaméro, É., & Le Mancq, F. (2022). Des figures de dirigeants équestres spatialisées : les cas des éleveurs et des managers. Sciences sociales et sport, 20(2), p. 163-186.
Slimani, H. (2014). L’économie de la passion. Actes de la recherche en sciences sociales, 205(5), 20-41.
Tourre-Malen, C. (2006). Femmes à cheval, la féminisation des sports et des loisirs équestres: une avancée? Belin.

Calendrier prévisionnel

  • Diffusion de l’appel : 27 février 2026
  • Transmission des résumés (800 mots) au coordonnateur : 27 avril 2026
  • Retour aux auteurs sur les résumés :10 mai 2026
  • Transmission des textes par les auteurs au coordonnateur : 10 octobre 2026
  • Transmission des textes aux évaluateurs : 20 octobre 2026
  • Retour des évaluations : 5 janvier 2027
  • Transmission des évaluations aux auteurs : 10 janvier 2027
  • Transmission des textes révisés au coordonnateur : 25 février 2027
  • Relecture des textes par le coordonnateur et l’équipe de la revue Phronesis : Mars-Avril 2027
  • Publication et diffusion : Septembre 2027

Règles de soumission d’un texte :

Les règles suivantes doivent être impérativement respectées par les auteurs.

Les auteurs intéressés par la thématique de ce numéro sont invités à soumettre leur projet d’article sous la forme d’un résumé (800 mots) pour le 27 avril 2026 au plus tard.

Les auteurs (sous réserve, à la lecture du résumé, de l’expertise par le coordonnateur du numéro et par l’équipe éditoriale de la revue, les autorisant à soumettre leur article) transmettent leur texte simultanément au coordonnateur du numéro (Joachim Benet Rivière) au plus tard pour le 10 octobre 2026.

Coordination du numéro thématique :

Joachim Benet Rivière

benetriviere.joachim@protonmail.com

ET

info@revue-phronesis.com

Philippe.maubant@Usherbrooke.ca

Règles générales :

Les auteurs transmettent leur texte simultanément au coordonnateur du numéro, à la revue Phronesis et au directeur de la revue :

benetriviere.joachim@protonmail.com

info@revue-phronesis.com

Philippe.Maubant@USherbrooke.ca

Les auteurs sont priés de déposer leur texte dans deux versions : l’une anonymée et la seconde non anonymée. Ils sont invités à indiquer impérativement les informations suivantes :

  • Le titre de l’appel à communication visé ;
  • Leur institution d’appartenance et laboratoire d’attache ;
  • Leur adresse électronique exclusivement professionnelle.

Pour tout message avec l’équipe éditoriale de la revue, merci de préciser dans le message le titre du numéro thématique. Pour tout fichier transmis, merci d’intitulé le fichier ainsi :

Numéro Benet Rivière Auteur

Les auteurs doivent vérifier qu’aucun élément présent dans le texte anonymé ne permet de les identifier (vérifier notamment dans l’onglet « propriétés du document » que le nom de l’auteur n’apparait pas, ni dans les références dans le texte et dans la bibliographie).

Les tableaux, schémas et figures doivent être transmis en fichiers séparés. Les auteurs sont invités à indiquer pour tout message avec la revue Phronesis le titre de l’appel à textes visé (titre provisoire du numéro).

Les textes sont transmis en format Word uniquement.

Les textes doivent respecter les normes de présentation de l’American Psychological Association (APA), dernière version et adaptées en français pour répondre aux normes linguistiques en usage : https://bib.umontreal.ca/citer/styles-bibliographiques/apa

La longueur de chaque chapitre sera de 80 000 caractères « max » (espaces compris), en excluant le titre, les résumés en français et en anglais, les mots-clés en français et en anglais et la bibliographie.

Les textes sont présentés à interligne simple.

La police de caractères utilisée est GARAMOND (taille 11).

PRÉSENTATION DES FIGURES, SCHÉMAS ET DES TABLEAUX :
  • Les tableaux, figures ou schémas sont limités à un maximum d’un par article et par catégorie, autrement dit un tableau et/ou une figure et/ou un schéma par article. Un tableau comme une figure ou un schéma ne doit pas dépasser une demi-page. Un tableau, comme une figure ou un schéma doit être lisible, légendé et référencé. Il en est de même pour les figures et les schémas. La légende doit être indiquée en dessous du tableau, de la figure ou du schéma.
  • Aucune annexe ne sera publiée dans la revue Phronesis.
  • Ils doivent être transmis en format JPEG, TIFF, PDF ou PNG.
  • Les auteurs indiquent dans le texte l’emplacement des schémas, tableaux, figures à insérer. Ils les joignent en annexe dans des fichiers séparés et avec toutes les indications quant à la composition de ces documents.
  • L’équipe éditoriale de la revue se réserve le droit de supprimer tout tableau, tout schéma ou toute figure jugée illisible et susceptible de nuire à la compréhension de l’argumentaire.
HIÉRARCHISATION DES TITRES :
  • Trois niveaux de titre sont permis.
  • Numéroter les titres et les sous-titres afin de bien en préciser la hiérarchie (ex. : 1., 1.1., 1.1.1.).
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  • Utiliser l’italique uniquement pour les mots étrangers et les termes latins et grecs.
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  • Utiliser le gras uniquement pour les titres et les sous-titres.
  • L’usage de l’esperluette n’est pas autorisé.
  • Seuls les guillemets français sont autorisés.
ÉCRITURE DES NOMBRES :
  • Les nombres de 0 à 10 (inclus) sont toujours écrits en lettres, que ces nombres soient au début ou à l’intérieur d’une phrase.
  • À partir de 11, les nombres sont écrits en chiffres dans les phrases ; s’ils sont au début d’une phrase, ils sont écrits en lettres.
  • S’il y a une énumération de plusieurs catégories évoquant des nombres différents dans une même phrase, tous les nombres sont écrits en chiffres.
  • Les nombres inférieurs à zéro, les fractions, les rapports et les pourcentages s’écrivent toujours en chiffres.
CITATIONS DANS LE TEXTE ET RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES :

Elles doivent respecter les normes APA 7e édition (Version francophone sans esperluette) : https://bib.umontreal.ca/citer/styles-bibliographiques/apa

Pour la bibliographie insérée dans le texte, il est demandé qu’elle ne soit pas articulée via un logiciel de référencement à la bibliothèque numérique de l’auteur.

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