Numéro coordonné par Florent CHAMPY et Catherine LENZI
Florent Champy, CNRS, Université de Toulouse
Catherine Lenzi
Haute Ecole de Travail Social | HES-SO Genève
Ce numéro thématique de la revue Phronesis est consacré à la prudence dans les métiers adressés à autrui. Il vise à faire un bilan des acquis de travaux effectués et à ouvrir des perspectives originales de recherches. Dès lors qu’une activité conduit les professionnel·les à mobiliser des pratiques prudentielles à destination des publics (en coprésence ou non), son étude peut entrer dans le champ de ce numéro, quels que soient le niveau de formation requis pour l’exercer, les statuts de son exercice, son degré d’autonomie collective ou encore ses modalités de régulations collégiales ou publiques. Les articles pourront porter sur des secteurs d’activités variés, comme le travail social, la santé, la police, la justice, l’art, l’enseignement, etc. Des recherches originales et des bilans sur des pans plus ou moins larges de la recherche seront également bienvenus. Les apports pourront être essentiellement théoriques ou empiriques.
Mais il est indispensable que les textes traitent de la prudence dans le sens, que nous allons rappeler, hérité de la tradition philosophique aristotélicienne (Aubenque, 1963), et adapté pour l’étude des professions il y a une quinzaine d’années (Champy, 2012). De plus, conformément à la ligne de Phronesis, les articles devront avoir un lien, qui peut être envisagé de deux façons, avec la professionnalisation : soit en en traitant directement, soit en montrant l’intérêt des résultats pour en penser des améliorations. Le présent appel suggère des questionnements, mais les propositions hors de ces axes seront accueillies avec intérêt dès lors qu’elles sont dans l’esprit général de ce numéro.
La prudence est une façon de penser pour agir dans des situations chargées d’incertitudes, pour lesquelles on ne peut ni mobiliser de routines ou de solutions toutes faites, ni prévoir avec certitude les conséquences de l’action. L’incertitude peut être réduite grâce à des investigations, mais elle ne peut jamais être complètement levée. Sinon, la prudence perdrait tout objet. Le trait principal de la prudence est qu’elle s’oppose à tout ce qui est mécanique. Par exemple, des règles peuvent guider l’action, mais la prudence s’oppose à l’application mécanique de ces règles (à l’exception de règles de procédure elles-mêmes prudentielles, comme en procédure pénale).
Cette façon de penser 1) suppose une attention exigeante aux caractéristiques de la situation ou du cas à traiter, et au contexte de l’action, en ne négligeant ni la multiplicité des dimensions de cette situation et de ce cas, ni des indices même ténus qu’ils contiennent ; 2) a une dimension délibérative, et les délibérations concernent non seulement les moyens de l’action, mais aussi la hiérarchie de ses finalités ; 3) a une dimension conjecturelle car elle suppose, pour pouvoir agir, de savoir trancher malgré l’incertitude ; 4) ne s’oppose donc pas à l’audace, mais la requiert au contraire ; 5) suppose enfin une réflexivité critique et circonspecte sur les déterminants de la façon de penser la situation ou le problème : stéréotypes, fausses croyances, peurs excessives, etc., qui pourraient entraver le discernement. La référence à l’audace montre l’importance de l’écart entre ce concept philosophique et la notion commune de prudence.
La rencontre entre la sociologie des professions et le concept de prudence s’est faite dans un contexte historique marqué, dans de nombreux, pays par des offensives contre une relative autonomie professionnelle et contre les protections dont des activités bénéficient. Mais c’est la prudence elle-même qui est entravée car les rigidités des organisations, le manque de temps et de moyens, le contrôle managérial à distance et les injonctions à l’objectivité et à la performance, entravent la souplesse de la pensée indispensable à la prudence, et l’ancrage de la réflexion et de l’action dans le concret (Champy, 2025). C’est pourquoi le thème des fragilités est souvent central dans la sociologie des activités prudentielles. Cette dernière a abordé des activités diverses : médecins (Pierru, 2013), travailleurs sociaux (Kuehni, 2019 ; Lenzi, 2017 ; Collectif Metis, 2019), chefs de projets dans l’industrie (Bensoussan et Barbier, 2013), diplomates (Piotet et Loriol, 2013). Cette liste n’est pas limitative : enseignant·es, chercheur·es, magistrat·es, journalistes ou encore policiers et policières sont aussi amené·es à faire preuve de prudence dans leur travail. Deux activités ont particulièrement retenu l’attention : la médecine et plus encore le travail social. Dans ce dernier cas, des fragilités particulières de cette activité peu reconnue, peu prestigieuse et exerçant sous une forte pression économique contribue sans doute à expliquer cet intérêt (Kuehni, 2019).
Ce contexte historique et ces travaux ont provoqué un changement radical de perspective sur le travail professionnel. Depuis les années 1971, la sociologie des professions a beaucoup critiqué les privilèges des professions établies, ce qui a pu contribuer à les affaiblir en fournissant des arguments au management pour légitimer sa reprise en mains. La sociologie des activités prudentielles peut à l’inverse contribuer à équiper les professionnel·les en explicitant les conditions sociales propices à un exercice prudentiel et en donnant à voir pourquoi des demandes pressantes pour davantage d’objectivité, de prévisibilité et de scientificité sont impossibles à satisfaire dans les contextes incertains où la prudence est nécessaire. Cette sociologie a ainsi été utilisée à cette fin par exemple dans le travail social ou par des psychologues (Collectif métis 2019 ; Borgy, 2016). On peut faire l’hypothèse que la défense de l’autonomie professionnelle vise non seulement à défendre les intérêts particuliers des professionnels, mais aussi à préserver le contenu et la qualité du travail en défendant les normes professionnelles contre les normes managériales.
Mais les fragilités de la prudence et les attaques dont elle est l’objet traversent en fait toute la société. Elles contribuent à la multiplication de catastrophes qui seraient évitables, de féminicides précédés d’alerte à l’abandon à leur sort de personnes en grande vulnérabilité, en passant par des scandales sanitaires et les crises financières (Champy, 2026). Cet appel vise aussi à inciter à prendre en compte la condition de vulnérabilité qui en découle dans les sociétés contemporaines, qui est générale et qui, à ce titre, n’épargne pas les professionnels.
Malgré la diversité des approches, l’étude des activités prudentielles n’a sans doute pas encore livré tout ce qu’elle pourrait, alors même que les évolutions des sociétés modernes rendent plus important que jamais l’étude de la place de la prudence. L’objectif de ce numéro de Phronesis est d’aider à la fois à élaborer un bilan d’étape, et à ouvrir de nouvelles directions pour des recherches futures.
Axes proposés
Des apports sur les thèmes suivants seront particulièrement appréciés, mais il faut insister une fois encore sur le fait que ces suggestions ne sont pas exclusives d’autres idées.
Les formes plurielles de la socialisation à la prudence
La prudence repose sur des capacités par définition encore en formation chez l’apprenant·e : maîtrise de l’environnement de travail, capacité à adopter une vue d’ensemble des cas à traiter ou des situations où intervenir, attention au concret, avec la prise en considération de signes parfois ténus et leur rattachement à la situation d’ensemble, capacité à délibérer et à soumettre sa réflexion à la délibération collective, etc. Quels dispositifs de formation sont propices au développement de ces capacités ? N’existe-t-il pas des dispositions inégales à la prudence, préalables à la formation, sur lesquelles s’appuient les étudiant·es, les enseignant·es et les formateurs·trices ? Des expériences professionnelles ultérieures à la formation ne jouent-elles pas un rôle dans un renforcement ou un appauvrissement de dispositions à la prudence ? Plus généralement, que savons-nous des conséquences de diverses expériences de socialisation sur les capacités à la prudence ?
Dans le traitement de ces questions, deux thèmes seraient particulièrement bienvenus. Le premier concerne la professionnalisation hors des lieux officiels de formation des professionnels. Partir de la prudence permet en effet d’élargir le questionnement, en intégrant les usagers, les publics et plus largement la société (le bien commun), ce qui justifie d’élargir l’étude de la professionnalisation au-delà des seuls professionnels pour s’intéresser aux associations d’usagers et d’aidants par exemple. Le deuxième concerne les formes de la segmentation, et notamment la segmentation agonistique. La mise au jour des professions prudentielles a permis de faire ressortir la dimension intrinsèquement politique de ces activités, puisque des segments de professionnels peuvent s’engager dans des luttes pour la reconnaissance de façons normatives différentes de faire le travail. Le développement des soins palliatifs à l’hôpital ou des conceptions divergentes de l’éducation, autoritaire ou libérale, illustrent cette idée. Aussi serait-il intéressant de regarder si différents segments mobilisent les enjeux de professionnalisation dans leurs luttes, soit en les prenant comme sujets de leurs débats, soit en alimentant différemment les programmes de formation.
La dimension émotionnelle de l’agir prudentiel
Il est fréquent d’opposer les émotions à la raison. Pourtant, des travaux ont montré que loin de pouvoir se contenter de capacités calculatoires et délibératives, la rationalité s’appuie sur les émotions qui aident à appréhender le monde autour de nous (Damasio, 1995). C’est pourquoi les émotions sont susceptibles de contribuer à la construction du jugement professionnel quant à ce qui devrait être fait, qui est aussi un jugement moral, puisque la prudence est une vertu. Ainsi, alors que la sociologie du travail insiste surtout sur la nécessité de maîtriser les émotions, ces dernières font partie intégrante du métier. Leur écoute influe sur les décisions des professionnels et sur les finalités de l’action. Elles alertent sur des dangers et des erreurs. Elles sont un puissant ressort d’engagement et un levier d’innovation et d’inventivité dans la relation d’aide, notamment dans les situations les plus complexes et limites. Elles doivent certes être maîtrisées, et ce qu’elles produisent doit être soumis à un contrôle réflexif. Mais elles n’en sont pas moins mobilisables dans le travail d’une façon propice à un exercice prudentiel. S’opposant au « style moderne de pensée » concurrent de la prudence et dominant (Champy, 2026), la réflexion sur la prudence aide à voir l’importance des émotions dans la rationalité, tout au moins dans les situations complexes qui nécessitent davantage que l’application d’un mode d’emploi reproductible (Lenzi, 2026).
Comment le travail sur le corps et sur les émotions s’intègre-t-il à la professionnalisation ? Cette question invite à regarder comment les émotions et leurs usages sont façonnés par des contextes humains, culturels, politiques, éthiques, organisationnels qui peuvent les susciter, les exacerber ou les réprimer. De fait, l’analyse contextuelle du processus d’activation et de contrôle des émotions constitue une entrée fertile pour saisir les ressorts prudentiels de la relation et des paradoxes du travail émotionnel incarnés par la mise en tension de deux systèmes de valeurs (Virat et Lenzi, 2018). Le premier système renvoie à des valeurs tacites, informelles et personnelles, qui autorisent implicitement un travail des émotions dans la rencontre interpersonnelle avec la personne et ce qui la constitue sensiblement (désirs, envies, choix d’être et de faire), essentiellement dans des espaces interstitiels, intimes, situés à la frontière du public-privé, là où les émotions ne peuvent être sanctionnées car invisibles. Le second renvoie à l’éthos professionnel construit sur un contrôle des émotions et l’idée d’une nécessaire bonne distance (Fortino, 2015). Ce phénomène rend difficile la reconnaissance d’une compétence émotionnelle et prudentielle, ce qui complique aussi sa transmission dans le cadre de la formation ou d’autres processus de professionnalisation.
Les contributions pourront ainsi saisir dans quelle mesure une dialectique entre l’action et la réflexion personnelle, et la construction collective d’une justification de l’action produit les savoirs et l’expertise propres à un champ d’exercice, dans une pluralité d’espaces collectifs de travail où s’ajustent des lignes de conduite professionnelles, des outils et des valeurs, avec un agir émotionnel omniprésent peu reconnu voire réprimé.
La prudence face à la numérisation du travail
La numérisation du travail, au sens de l’intégration des technologies numériques dans les processus de travail (logiciel de gestion, automatisation de certaines procédures et de certaines tâches, utilisation de plateformes numériques, outils d’aide à la décision, intelligence artificielle) impacte très directement tant la division du travail au quotidien, que les interactions en contexte professionnel. La rigidité des outils numériques peut entraver la prudence, mais ces derniers peuvent aussi y aider en allégeant des tâches ou en facilitant l’accès à des informations. Ce rapport ambivalent entre numérisation et prudence conduit à envisager deux séries de questions quant à la professionnalisation.
D’abord, comment sont formés les futurs professionnels pour utiliser ces outils avec prudence ? Comment sont utilisés ces outils dans le cadre de ces formations ? Quelle place la formation accorde-t-elle à l’apprentissage des pièges inhérents à leurs usages et à leur maniement prudentiel ? Et au-delà de la formation initiale, par quels canaux des professionnels en exercice se familiarisent-ils avec les nouveaux outils (sur le tas, dans des cours…) ?
Par ailleurs, les difficultés et les inquiétudes suscitées par la numérisation du travail rendent nécessaires des études qui, sans porter directement sur la professionnalisation, pourraient éclairer les professionnels et les formateurs. L’enjeu est ici de réfléchir à la question de la prudence dans un contexte de numérisation du travail. Comment la dimension prudentielle d’une activité est-elle prise en compte (ou non) dans les logiciels de gestion du travail ? Dans quelle mesure et sous quelles conditions un logiciel de gestion et l’intelligence artificielle, par exemple, peuvent-ils être utiles à l’activité de délibération des professionnel·les, à la prise de décision et à l’analyse des risques encourus dans une situation particulière ? Les nouvelles technologies n’ont-elles pas parfois pour effet de réduire l’incertitude en « écrasant » en partie la complexité et la spécificité/singularité des situations de travail ?
Entrepreneurs de prudence et innovations pédagogiques
Le travail dans les activités à forte densité de prudence comprend une part de routines qui le facilitent en permettant de mettre en œuvre des solutions éprouvées et efficaces. Mais dans certaines circonstances, ces routines empêchent des réflexions indispensables pour éviter des erreurs et des dommages. Des professionnel·les prennent alors conscience de la nécessité de davantage de prudence, et peuvent soit être amené·es à proposer de nouvelles manières de faire, à l’instar de la mise en place des soins palliatifs en réaction aux obstinations déraisonnables auxquelles conduisent parfois le tout curatif, soit proposer des améliorations des cadres de travail en sorte de donner une plus grande place à la prudence. Ce sont des « entrepreneurs de prudence ». Leurs actions peuvent concerner directement les conditions de la professionnalisation. Un exemple en est donné, dans les études médicales, par le remplacement des QCM dans les concours par des « tests de concordance de scripts », qui permettent des réponses multiples, prenant ainsi en compte le fait que dans des activités prudentielles, il est normal de ne pas être complètement certain de ce qu’il serait le plus judicieux de faire. Des contributions illustrant d’autres tentatives, réussies ou non, de rendre les formations plus respectueuses de la dimension prudentielle des activités seraient particulièrement bienvenues. Mais peser directement sur les formations n’est pas la seule façon dont le travail des entrepreneurs de prudence interagissent avec cette dernière. Deux autres pistes de réflexion sont ainsi suggérées.
D’abord, nous pouvons faire l’hypothèse que toute innovation significative et réussie initiée par des entrepreneurs de prudence rend nécessaire des adaptations de la professionnalisation, même si elle ne porte pas directement sur cette dernière : apprentissage de nouvelles procédures, du maniement de nouveaux outils, de nouvelles normes du travail… Aussi des travaux sur les processus de transfert de ces innovations vers les formations seraient-ils bienvenus.
Ensuite, le travail des entrepreneurs de prudence consiste en premier lieu à lancer une réflexion là où des routines y faisaient obstacle. C’est pourquoi il peut être riche d’enseignements en matière de réflexivité prudentielle, soit par la matière qu’il produit (par exemple des comptes rendus de réunions, des discours), soit par le processus qui va de l’insatisfaction face aux routines installées dans la pratique, à la proposition d’innovations. Aussi serait-il bienvenu de rendre des travaux sur toutes les étapes de ces processus accessibles pour des formateurs. Quelles circonstances permettent les prises de conscience, individuelles ou collectives, des limites des manières de faire dominantes dans la profession ? Quels rôles y jouent des événements tenant lieu de révélateurs, la rencontre d’autres façons de faire ou des demandes explicites de client·es ou de partenaires des professionnel·les dans la division du travail ? Comment s’articulent prises de consciences individuelles, socialisation professionnelle et évolution d’un regard professionnel collectif sur le travail ? Par quels processus la prise de conscience passe-t-elle du stade individuel au stade collectif ? Quels rôles y jouent des segments particuliers de la profession ?
Scandales, crises et dilemmes
Les fragilités de la prudence sont un des facteurs explicatifs de la répétition de catastrophes évitables dans des sociétés par ailleurs sécuritaires, c’est-à-dire qui déploient des moyens importants pour prévenir des accidents, à travers la multiplication de normes et les commissions dédiées à les faire respecter. Or ces catastrophes concernent tout le monde, et donc aussi les professionnels. Elles créent une condition de vulnérabilité étroitement associées aux dérives anti-prudentielles de la modernité. Par ailleurs, les attitudes à l’égard de cette condition sont très différenciées en fonction des générations. Plus précisément, les citoyens les plus engagés pour alerter et manifester contre certaines d’entre elles – au premier rang desquelles les dérèglements climatiques – sont les jeunes qui suivent ou ont suivi des études longues. A titre d’exemple, en réaction à des scandales pharmacologiques comme l’affaire du Médiator, l’Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF) a joué un rôle important dans la conception et la mise en place d’un palmarès des Facultés de médecine en fonction de leurs liens d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique, et l’utilise dans les Conseils des universités pour interpeller des doyens.
Des articles seront bienvenus sur les rapports entre cette condition moderne de vulnérabilité et les dynamiques de professionnalisation. Comment des dangers contribuent-t-ils à orienter des choix en matière de formation ? Donnent-ils lieu à des débats dans les instances, des groupes de travail ou des couloirs ? Quels rôles jouent de futurs professionnels et des professionnels de diverses générations dans les tentatives de prendre en compte dans la formation des dangers de plus en plus visibles ? Enfin, comment sont tranchés les dilemmes entre continuer le travail as usual, et risquer de compromettre la transmission des ressources éprouvées qui permettent une certaine forme d’efficacité du travail, souvent au prix de l’ignorance des vulnérabilités ?
Ce dernier axe fait ainsi particulièrement bien apparaître que les étudiants peuvent être des acteurs de dynamiques originales de professionnalisation de leurs enseignants, une idée qui peut être reprise dans d’autres axes, ou sur des questions ne correspondant à aucun des axes suggérés ici.
Références bibliographiques
Aubenque P. (1963). La prudence chez Aristote. Presses universitaires de France.
Bensoussan M., Barbier R. (2013). Le métier de chef de projet comme activité prudentielle. Enquête dans un groupe industriel du secteur de l’environnement. Travail et emploi, 134(2), 41-58.
Borgy, J. (2016). Pourquoi un Haut conseil des psychologues est indispensable. Le Journal des psychologues, 337(5), 41-44.
Champy, F. (2012), La sociologie des professions. Presses universitaires de France.
Champy F. (2025), « Professionnalisation, prudence, vulnérabilités », in Demazière D. et Wittorski R. (dir.), Encyclopédie de la professionnalisation, Londres, ISTE, p. 3-36.
Champy F. (2026), De catastrophe en catastrophe. Quelles leçons en tirer ? Paris, Puf.
Collectif Metis (2019), Patience, prudence et petits pas. À la recherche du sens du travail social et médico-social, Lyon, Métropole du Grand Lyon.
Damasio A. (1995), L’erreur de Descartes, Paris, Odile Jacob.
Fortino S. (2015), « La mise au travail des émotions », Terrains/Théories, n° 2.
Kuehni Morgane (dir.). (2019). Le Travail social sous l’œil de la prudence. Éditions Schwabe, Bâle.
Lenzi, C. (2017). « L’accompagnement des mineurs sous-main de justice : une analyse de la professionnalité prudentielle », in Travail et Apprentissages, n°19 – Les métier(s) du travail social en analyse(s). DOI. Open Access.
Lenzi C., Ethier S., Dumais-Michaud A-A., Grand D., Jetté C. (2026). Care et émotions à domicile. Des professionnalités éprouvées aux ressorts de l’action. Dans C. Jetté, M. Bresson, E. Bucolo, L. Dumais, A.-A. Dumais-Michaud et C. Lenzi (Dir.), Soutenir l’autonomie au domicile : entre innovation et régression. Regards croisés France-Québec dans le champ du vieillissement (p. 175-198). Presses de l’Université de Laval.
Pierru F. (2013). Impératifs gestionnaires et phronesis médicale : esquisse sociologique d’un engagement éthique dans un grand hôpital parisien. Quaderni, 82, 67-82
Piotet F., Loriol M. (2013). Splendeurs et misères du travail des diplomates. Hermann Glassin.
Virat M., Lenzi C. (2018). La place des émotions dans le travail socio-éducatif. Sociétés et jeunesse en difficulté, [En ligne], numéro 20, autonome 2018. https://journals.openedition.org/sejed/8925?lang=en
Calendrier prévisionnel :
Les projets d’articles (3 pages soit environ 8000 signes, comprenant les éléments habituels de cadrage scientifique) seront envoyés avant le 20 juillet 2026.
- Publication de l’appel à textes : 11 mai 2026
- Transmission des résumés (2 pages) : 20 juillet 2026
- Retour aux auteurs sur les résumés : 1er septembre 2026
- Transmission des textes par les auteurs : 15 janvier 2027
- Transmission des textes aux évaluateurs : 30 janvier 2027
- Retour des évaluations : 31 mars 2027
- Transmission des évaluations aux auteurs : 10 avril 2027
- Transmission des textes révisés : 10 juin 2027
- Relecture des textes par le coordonnateur et par l’équipe de la revue Phronesis : Septembre 2027
- Publication et mise en ligne : Automne 2027 ou Printemps 2028
CONSIGNES AUX AUTEURS-AUTRICES
Règles générales :
Les auteurs intéressés sont donc invités à soumettre leur résumé pour le 20 juillet 2026 en l’envoyant simultanément aux coordonnateurs du numéro, à la revue Phronesis et au directeur de la revue, en indiquant le titre du numéro thématique.
Philippe.Maubant@USherbrooke.ca
Puis les auteurs des résumés ayant été acceptés sont invités à soumettre leur projet d’article dans deux versions, respectivement anonymisée et non anonymisée, en indiquant :
- le titre de l’appel à communication visé (titre provisoire du numéro)
- leur institution d’appartenance et leur laboratoire d’attache
- leur adresse électronique professionnelle.
Ils doivent vérifier qu’aucun élément dans le texte anonymisé ne permet de les identifier (propriétés du document, références dans le texte et bibliographie). Il en est de même pour les tableaux, schémas et figures, qui doivent être transmis en fichiers séparés.
Pour tout échange avec l’équipe éditoriale de la revue, merci de préciser le titre du numéro thématique dans le message.
Les textes sont transmis en format Word uniquement (sur PC ou Mac). La longueur de l’article sera de 80 000 caractères maximum espaces compris, mais hors titre, résumés en français et en anglais, mots-clés en français et en anglais, et bibliographie.
Ils seront présentés avec un interligne simple, dans la police de caractères GARAMOND (taille 11).
FIGURES, SCHÉMAS TABLEAUX :
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FORMAT D’ÉCRITURE :
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ÉCRITURE DES NOMBRES :
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CITATIONS DANS LE TEXTE ET RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES :
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